Rapport

Évolutions et défis du maintien de la paix. Recueil de publications de l’Observatoire Boutros-Ghali

Les opérations de paix des Nations unies (OP) sont largement reconnues aujourd’hui comme un outil incontournable de la communauté internationale pour le règlement des conflits et la gestion des crises menaçant la paix et la sécurité mondiales. Elles sont l’une des images les plus familières de l’action des Nations unies aux yeux du grand public.

Par ailleurs, l’interdépendance entre les États, dans un contexte marqué par l’internationalisation des risques et des menaces sécuritaires de toutes formes, justifie aussi l’intégration des OP comme composante importante de la politique extérieure de nombre de pays.

Le continent africain accueille, à lui seul, sept des quatorze OP conduites actuellement par le Département des opérations de paix de l’ONU (DOP). L’Afrique reste en effet l’une des régions du monde les plus exposées à des menaces multiples : crises de gouvernance dans certains pays, attaques terroristes, menaces environnementales et trafics transfrontaliers, entrainant un accroissement des besoins et des défis en matière de sécurité collective.

Depuis les années 1990, le nombre d’OP s’est considérablement accru, tandis que l’éventail de leurs tâches s’élargissait. Outre l’interposition entre les parties au conflit, les OP peuvent notamment avoir pour objectifs le désarmement et la réinsertion des combattants dans la vie civile, la reconstruction des structures étatiques après le conflit, la protection des droits humains, ou le soutien à l’organisation des élections.

Les OP s’inscrivent par ailleurs dans des environnements de plus en plus complexes, marqués par la mutation des formes de menaces à la paix et la sécurité internationales, dont le terrorisme, les conflits asymétriques, l’enlisement ou la régionalisation de certaines crises intra étatiques, les attaques ciblant les Casques bleus eux-mêmes, etc.

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Elena

Elena AOUN est professeure et chercheure en relations internationales à l'Université catholique de Louvain et membre du Centre d’études des crises et des conflits internationaux (CECRI) et du groupe d’études et de recherches sur le Monde Arabe contemporain (GERMAC). Titulaire d’un doctorat en Etudes politiques de Sciences Po Paris (2007), elle a travaillé en thèse sur l’implication de l’Union européenne dans le processus de paix au Moyen-Orient. En 2008-2009, Elena Aoun a effectué un post-doctorat à l’Institut d’études européennes des Universités de Montréal et McGill. Ses recherches se sont alors focalisées sur la politique de l’Union européenne à l’égard de la justice pénale internationale et en particulier de la Cour pénale internationale.

Les recherches actuelles d'Elena Aoun se concentrent sur les crises du Moyen-Orient et la politique étrangère de l’UE à leur égard, avec une attention spéciale à la crise syrienne et ses multiples ramifications, y compris la dynamique transnationale du djihadisme de l’Etat islamique. Elle est également impliquée dans un projet ARC intitulé : "Resistance to international prescriptions and injunctions in Africa and the Middle East today" dans le cadre duquel elle travaille sur la résistance aux politiques du genre au Moyen-Orient. Elle collabore avec Thierry Kellner (ULB, GRIP) sur les stratégies des puissances émergentes à l’égard du Moyen-Orient et avec Didier Leroy (ULB – ERM) sur un projet portant sur la participation d’acteurs libanais non-étatiques au conflit en Syrie.

Axel

Dr. Axel Augé est docteur en sociologie et maître de conférences des Universités en France. Il est habilité à diriger des recherches (HDR). Il est enseignant-chercheur à l’université de Rennes (Campus de VilleJean) et détaché au département de sociologie militaire des Ecoles de Saint-Cyr Coëtquidan (ESCC). Membre du Centre de recherche des Ecoles de Saint-Cyr Coëtquidan (Crec Saint-Cyr), il est également chercheur au Laboratoire interdisciplinaire en innovations sociétales (liris ea 7481) de l’université de Rennes 2.

Axel Augé est par ailleurs ancien auditeur de l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale (IHEDN), promotion Amiral Ronar’ch, n° 198. Ses recherches actuelles portent sur les cultures professionnelles en milieu militaire, sur les transformations des organisations militaires en Afrique centrale et le maintien de la paix.

Amandine Gnanguênon est docteure en science politique, chercheure rattachée au Centre Michel de l'Hospital (Université Clermont Auvergne). Elle a été directrice du projet Guerre et recomposition du Politique 2012-2017 (www.guerre-et-po.fr). Hébergé par l’Institut des mondes africains (IMAF) à l’École des hautes études en sciences sociales (Ehess), ce projet est lauréat du programme Emergence(s) 2012 de la ville de Paris. Elle a été également chercheure principale à l’Institut d’études de sécurité (ISS) au bureau de Dakar et en charge du programme Afrique à l’Institut de recherche stratégique de l’école militaire (IRSEM). Elle a contribué à la rédaction du premier Manuel d’analyse des conflits du bureau des Nations pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS) en 2018 et intervient comme conférencière au Collège de défense de l’OTAN à Rome.

Claire Kupper était chargée de recherche et gestionnaire de projets au GRIP de 2011-2021.

Licenciée en histoire de l’art, Claire Kupper a rejoint le GRIP en 2011 après une grande expérience dans le secteur associatif dans les domaines de l’humanitaire et de la coopération au développement et dans le secteur institutionnel à la Commission européenne. Elle a passé également plusieurs années sur le terrain, essentiellement en Afrique (entre autres en Côte d’Ivoire, République démocratique du Congo et Rwanda).

Elle s'intéressait en particulier aux questions de gouvernance des ressources naturelles et aux questions relatives aux sociétés civiles en Afrique subsaharienne.

Elle assurait la supervision du monitoring trimestriel de la stabilité régionale dans le bassin sahélien et en Afrique de l’Ouest, et des travaux de recherche liés à cet espace.  Enfin, depuis 2017, elle était également active au sein de l'Observatoire Boutros-Ghali du maintien de la paix. 

Michel Liégeois est Docteur en sciences politiques et professeur à l’Université catholique de Louvain (UCL) où il enseigne les Relations internationales et les études de sécurité. Il est membre de la coordination scientifique de l’Observatoire Boutros-Ghali du maintien de la paix. Il est l’auteur de nombreuses publications sur les opérations de paix.

Michel Luntumbue est licencié en Sciences politiques et Relations Internationales et chargé de recherche au GRIP. Ses travaux portent sur les problématiques de l’amélioration de la sécurité humaine, la prévention des conflits, le renforcement de l’état de droit dans les pays d’Afrique centrale et occidentale, mais aussi sur le rôle des institutions régionales africaines, et l’architecture africaine de paix et sécurité (APSA). De 2017 à 2023, il a assuré la coordination scientifique de l’Observatoire Boutros-Ghali du maintien de la paix.

Ce rapport a été réalisé avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles, qui reconnait le GRIP comme une organisation d'Éducation permanente.

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