Qu’est-ce que le GRIP ?

Le GRIP est un centre de recherche indépendant en matière de paix, sécurité et prévention des conflits.

Ses chercheur·e·s travaillent sur l’armement, la défense (notamment au niveau européen), le maintien de la paix, la gouvernance et la sécurité en Afrique ainsi que sur l’impact environnemental des conflits.

Fondé à Bruxelles en 1979 par Bernard Adam, le GRIP s’est développé dans le contexte particulier de la Guerre froide, ses premiers travaux portant sur les rapports de force Est-Ouest.

Durant les années 80, le GRIP s’est surtout fait connaître par ses analyses et dossiers d’information concernant la course aux armements, ses mécanismes et ses enjeux.

Après la chute du mur de Berlin en 1989, prenant acte du nouvel environnement géostratégique, le GRIP a orienté ses travaux sur les questions de sécurité au sens large et a acquis une expertise reconnue sur les questions d’armement et de désarmement (production, réglementations et contrôle des transferts, non-prolifération), la prévention et la gestion des conflits (en particulier sur le continent africain) et l’intégration européenne en matière de défense et de sécurité.

Valeurs et missions

Le GRIP a pour objectif la recherche et l’information sur les questions de paix et de sécurité internationales. Ses travaux portent sur :

  • les conflits armés, leur gestion, leur prévention et leur résolution, notamment grâce aux outils du maintien de la paix, ainsi que leurs impacts humains et écologiques ;
  • les politiques de sécurité et de défense, notamment au niveau européen ou en Afrique ;
  • la production, le commerce, l’usage et le contrôle des armements.

La dimension interdisciplinaire (en science politique, en droit et en sociologie) de ses travaux lui permet de mieux rendre compte des phénomènes qu’il étudie.

Le GRIP fait ouvertement la promotion des valeurs de paix, du règlement pacifique des différends et de la sécurité humaine. Sans naïveté face aux acteurs enclins à user de la violence, le GRIP entend contribuer à un monde moins armé et plus sûr. Il critique les discours militaristes selon lesquels l’outil militaire devrait être privilégié pour répondre aux menaces contre la paix et la sécurité internationales. Il prend en compte dans ses travaux les conséquences humaines, sociales, économiques et écologiques des activités militaires et de production d’armement. Il partage l’idéal des Nations unies de ne détourner « vers les armements que le minimum des ressources humaines et économiques du monde ».

Le GRIP considère que les enjeux de sécurité et de défense doivent faire l’objet d’un débat démocratique et pluraliste et non être l’apanage d’un microcosme militaire et militariste. Il œuvre pour préserver l’accès des citoyen·ne·s, des médias et des décideur·euse·s politiques à une recherche indépendante sur les questions de paix et de sécurité internationales. Son but est de contribuer à la formation de leur jugement critique, face à des enjeux complexes où s’entremêlent des intérêts politiques et économiques et des conceptions éthiques parfois contradictoires. Il cherche à leur donner les outils d’autodéfense intellectuelle pour faire face aux discours simplistes et prétendant relever du sens commun – d’où qu’ils viennent – qui circulent sur les questions de paix et de sécurité internationales dans l’espace public.

Le GRIP s’attache à la production d’une recherche rigoureuse et à rendre compte des questions étudiées avec nuance et intégrité. C’est précisément ce traitement rigoureux, intègre et nuancé des sujets étudiés qui permet au GRIP de porter son point de vue spécifique, analytique et critique dans l’espace public. Cet espace étant saturé par les discours militaristes, ce point de vue y reste minoritaire. Pour le défendre, le GRIP doit pouvoir compter sur le sérieux et la qualité de ses travaux.

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